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2 août 2021 1 02 /08 /août /2021 16:21

Dans une des chroniques « A ma guise » de George Orwell (celle du 16 février 1945), cet extrait :

Lorsqu'on a demandé à un sage japonais « Quel est le plus avisé des animaux ? » il a répondu : « Celui que l'homme n'a pas encore découvert ».

 

Un autre extrait de chronique « La boîte à images », celle de Sorj Chalandon, dans le Canard Enchaîné du 7 juillet 2021 à propos du documentaire « Le rendez-vous » sur France 3 :

Beaucoup de corps ont été brisé par le travail. Et, lorsque le virus s'est invité au milieu de ce très beau film, il n'est plus resté que les yeux pour dire la détresse. Les masques ont recouvert les sourires, les lèvres closes, la stupeur des bouches ouvertes.

 

De quoi sont faites tant de petites merveilles ! Des vocables les plus simples, mais sentant le terroir, et qui, par leur emploi remarquable, leur valeur allusive, leurs arrangements exquis, prennent une sorte de rareté, pareils à ces liqueurs qui vieillissent délicieusement ou à ces sirops que la patience du temps bonifie derrière le noyer des armoires.

Raymond Gourdon « Introduction aux fables de Jean de La Fontaine (édition Nouvelle librairie de France 1958)

 

Il faut que je lui interdise de me pardonner.

 

Camille : Vite, Danton, nous n'avons pas de temps à perdre !

Danton : C'est plutôt le temps qui nous perd...

Georg Büchner « La mort de Danton »

 

C'est Christophe Colomb qui est parti et c'est moi qui suis revenu.

Edouard Glissant

 

Dans son recueil de pensées « Juste qu'on peut vivre » aux éditions Gros Textes, Cyril C. Sansot a cette belle définition de l'aphorisme :

pensée en jupe courte.

 

Relire Simone Weil comme cet extrait au début de son ouvrage « Réflexions sur les causes de la liberté et de l'oppression sociale » : La période présente est de celles où tout ce qui semble normalement constituer une raison de vivre s'évanouit, où l'on doit, sous peine de sombrer dans le désarroi ou l'inconscience, tout remettre en question.

 

Pourquoi s'arrêter sur une goutte d'eau ? Regardons l'océan !

Louise Michel « Mémoires »

 

Au pays de la mort

aurais-je des remords ?

 

J'ai déjà la nostalgie de ce que je suis.

 

Trouvé par hasard à la Tour des livres de Billom il y a quelques semaines, un ouvrage de pensées de Ramon Gomez de la Serna qui s'appellent en espagnol « Greguerias » dont celle-ci  : Le pire, chez les médecins, c'est qu'ils nous regardent comme si vous étiez quelqu'un d'autre.

 

Et pour finir ce mois propre aux congés payées, cette pensée de Manuel Daull :

J'aime bien, remplacer le verbe traverser, par celui de déchirer, quand il s'agit de parler de la nuit qui est la mienne.

Jean Lenturlu

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