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10 avril 2018 2 10 /04 /avril /2018 19:40

Elle était maniaco-oppressive.

 

Et si Dieu était un grand singe qui a perdu le contrôle de sa créature ?

 

Cette sentence de Stephen Hawking que je n'ai pas encore eu le temps d'éprouver : « Une découverte scientifique, ça n'est pas meilleur que le sexe, mais la satisfaction dure plus longtemps. »

 

En 1957, à la question d'un journaliste qui lui demandait pourquoi il conservait trois machines à écrire chez lui, Dashell Hammett eut cette réponse : « Pour me souvenir que je fus un jour un écrivain. »

 

Pour E.M. Cioran : « L'évènement le plus important de la deuxième partie du XX ème siècle est le rétrécissement des trottoirs. »

 

Le philosophe Clément Rosset qui vient de mourir à 78 ans ce 28 mars 2018 a écrit dans « Route de nuit : épisodes cliniques » ceci : « Savoir vivre signifie savoir tout rendre (à la vie). »

 

« J'écris des chansons, c'est déjà pas mal. »

Jacques Higelin.

 

Toujours d'actualité Pierre de l'Estoile qui note en octobre 1610 dans ses registres-journaux : « Le lundi 11 ème de ce mois, fust pendu au bout du Pont Neuf à Paris, un de ces tiremanteaux sur la brune, pauvre garson qui n'avoit que le cul et les dents. Je ne dis pas que ce ne soit bien fait de purger la ville de tels matois, brigandeaux et tirelaines, de peur d'y ouvrir la porte au meurtre et au brigandage ; mais, de laisser aller impunis les gros larrons, espargner les assassins, comme on fait tous les jours, et ne point punir les séditieux doivent avoir pour partage le corbeau et la fourche, je dis que c'est faire la justice en guise d'araingnes : tuer beaucoup de mouches, mais non pas les gros bourdons. »

 

Ce mot qui m'est venu ce samedi à Vichy, en souvenir de ma présence littéraire incongrue en compagnie de ces trois femmes écrivains célèbres pour les dix ans de la librairie Carnot : J'étais la cerise sous le gâteau.

 

Dans le journal de Gabriel Matzneff (mardi 26 juin 1984) qui note avec frénésie ses jeunes conquêtes féminines, cette jeune femme vietnamienne qui lui dit : « Vous avez un beau corps. Jusqu'à présent, je n'avais vu que des cadavres, à la fac de médecine. »

 

Il y a quelques jours, sur scène j'ai pris en photo le public en train de penser : photo floue.

 

Pour finir ce mois, cette pensée de Jules Renard :

« J'aime la solitude, même quand je suis seul »

 

Jean Lenturlu

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12 mars 2018 1 12 /03 /mars /2018 14:17

Je n'ai pas osé lui dire qu'elle était laide.

 

Il faut lire le journal d'Hervé Guibert. On est sur l'os de la littérature, avec la chair de la vie qui se décompose autour...

 

Il est préférable d'oublier.

 

Cette phrase de David Rieff : « Les tombes sont faites pour les vivants. »

 

Ce matin, dans les registres – journaux de Pierre de L'Estoile, Henry IV vient de se faire assassiner par Ravaillac et le peuple de Paris pleure son Roi bien-aimé...Et moi-aussi je suis triste après toutes ces heures de lecture passées avec lui et son époque.

 

J'aime me sentir vieux.

 

Dans le polar « Les papiers de Tony Veitch » de William McIlanney cette phrase : « Il avait cette technique déconcertante des alcooliques qui consiste à hiberner entre deux remarques. »

 

Le cri inquiétant d'un enfant dans son sommeil : « Pourquoi ? ». J'ai attendu : pas de réponse.

 

Je suis inébranlable sauf quelques fois.

 

J'aime les belles phrases désespérées qui ne servent à rien, comme celle-ci (de Jim Harrison) : Je ne voulais pas que tu me laisses aux autres.

 

Betty Davis a dit : Il y a toujours eu un petit oiseau à l'intérieur de moi mais c'est devenu un corbeau noir. (propos recueillis dans le documentaire de Phil Cox sur la chanteuse « Betty Davis la reine du funk »)

 

Ce qu'écrit le lundi 13 novembre 1978 Louis Calaferte dans « le spectateur immobile », que par chance j'ai trouvé dans un dépôt vente, me correspond tout à fait: « Envoûtement de la lecture, journaux, Mémoires où se révèlent la passion, les sentiments secrets, la vie d'un homme avec qui on entre en intimité jusqu'à éprouver pour lui l'estime, l'amitié qu'on aurait pour un être cher. Ce n'est pas l'esprit qui est touché par des qualités littéraires, mais toute notre personne. J'ai de la reconnaissance pour les écrivains qui se sont livrés de la sorte et, à talent égal, les préfère à tous autres. »

 

Et pour finir ce mois, hommage particulier à la poésie de mon enfance de l'école primaire, via une pensée sortie de la boîte noire de mon ami Marcel Mariën : « Maurice Carême, le vermifuge idéal contre les vers irréguliers. »

 

Jean Lenturlu

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6 février 2018 2 06 /02 /février /2018 13:54

Et pour débuter ce mois, cette pensée de Pierre Doris : Les morts ont de la chance : ils ne voient leur famille qu'une fois par an à la Toussaint.

 

Le beau rire de Catherine Millet.

 

Elle : Tu es un rateur d'occasion.

 

Il était accablé de ne rien oublier de sa vie.

 

« Mais c'est seulement quand un homme se retrouve avec un flingue dans la bouche qu'il peut voir le monde entier dans sa tête. » Charles Bukowski (lettre à Jon Weble fin janvier 1961)

 

J'ai eu le temps de ne rien voir. (Brigitte Fontaine après sa tournée au Japon en 1988)

 

La devise de Paul Bocuse qui vient de mourir le 20 janvier à l'âge de 91 ans : Travailler comme si l'on devait vivre cent ans et vivre comme si l'on devait mourir demain.

 

Je suis son souffre-bonheur.

 

C'est aimer peu que de pouvoir dire combien l'on aime. Pétrarque (dernier vers du sonnet 137)

 

Citation de Jacques Toubon dans le Canard Enchaîné du 24 janvier : « Tout homme politique porte plus d'attention à ceux qui l'emmerdent qu'à ceux qui le servent. »

 

Je vous conseille de lire « Dans la forêt » de Jean Hegland.

 

Je suis un homme simple ou simplement un homme ?

 

Les femmes faciles me font peur et les difficiles m'effraient.

 

Le centaure Victor Hugo et l'antilope Arthur Rimbaud...

 

Et cette question existentielle de mon ami Louis Scutenaire pour finir ce mois :

« Avez-vous jamais essayé de toucher la douceur ? »

 

Jean Lenturlu

 

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5 janvier 2018 5 05 /01 /janvier /2018 21:24

En littérature, j'ai toujours évité l'intoxication, je m'arrête toujours avant la fin du livre.

 

La révolution sociale est sérieusement compromise si elle arrive par la révolution politique.

P.J Proudhon (Carnets)

 

J'ai mis quinze ans pour écrire mon premier livre, six mois pour le deuxième. J'aime l'extrémisme de la fragilité (quelle soit lente ou rapide).

 

J'étais si petit dans ses bras et immense en elle.

 

Catherine Pozzi écrit dans son journal le 21 avril 1928 : « Que restera-t-il de ces dépenses de courage invisibles qui ne servent qu'à la vie de tous les jours ? »

 

L'homme aimé n'est pas libre. H.F. Amiel

 

On ne vieillit pas, on grandit ou on rapetisse...

 

J'ai trouvé une forme de dignité à me mépriser moi-même.

 

Je ne conçois le couple qu'après 90 ans.

 

Le silence naturel n'existe pas.

 

Dans les registres-journaux de Pierre de L'étoile, il écrit en novembre 1608 cette phrase remarquable : « La fin de cet homme nous apprend que ce que nous affectionnons le plus en ce monde, qui sont les biens, pour l'usage et commodités de la vie, est ce qui ordinairement nous la fait perdre, et nous conduit à la mort. »

 

Cette remarque très « second degré » de Jacques Le Goff dans « La civilisation de l'occident médiéval » page 55 : Je ne vois guère que l'abricot comme fruit possible ramené des croisades par les chrétiens. »

 

Louise qui me demande : papa, as-tu lu la dégradation des droits de l'homme ?

 

L'homme est une faiblesse de la nature.

 

Au réveil, certaines femmes ont un besoin urgent d'homme.

 

Et pour bien démarrer l'année cette pensée limpide de mon ami Georges Perros : « Beaucoup d'hommes politiques sont des ratés de la littérature. Beaucoup d'écrivains, des ratés de la politique. Facile à discerner. Lisez. Ecoutez. »

 

Jean Lenturlu

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2 décembre 2017 6 02 /12 /décembre /2017 14:21

Dans cette librairie, mes livres font partie du tréfonds.

 

Dans un marché de noël, un auteur de 82 ans qui présente ses livres : Celui-là je vous le conseille c'est le moins nul et celui-là il est génial !

 

La comédie d'Aristophane « Les Acharniens » fut représentée en 425. Elle commence par une scène dans laquelle Dikaiopolis le campagnard est assis tout seul sur le lieu de l'Assemblée et se plaint : le reste des citoyens est encore à jacasser à l'Agora alors que la réunion devrait commencer peu après l'aurore. Il regarde les prytanes (les présidents de l'Assemblée) arriver en retard et en toute hâte, se pousser et se bousculer pour s'assoir sur la banquette du premier rang, pendant que les autres citoyens arrivent de l'Agora, entrainés par les agents de service qui portent entre eux une corde imprégnée de peinture rouge. Sur certains des manuscrits grâce auxquels la pièce nous est parvenue, il y a une note marginale disant que tout citoyen dont le vêtement se trouvait tâché de rouge était passible d'une amende.

Mogens H. Hansen « La démocratie athénienne »

 

Belle femme verticale au regard horizontal.

 

Dans le n° de l'Obs du 23 novembre, entrevue avec l'économiste Tim Jackson pour la ré-édition de son livre paru en 2009 « Prospérité sans croissance » dont j'extrais ce passage : « Aux Etats-Unis, le revenu par habitant a triplé depuis 1950, mais la proportion de citoyens se qualifiant très heureux a stagné. C'est aussi le cas au Japon. Au Royaume-Uni, elle a même baissé. En économie, on appelle cela l' « utilité marginale décroissante », c'est-à-dire qu'à partir d'un certain niveau de revenu la satisfaction exprimée par les acteurs économiques est de plus en plus faible. (…) C'est le moment où posséder davantage, c'est posséder trop, trop de technologies qui polluent, trop d'aliments industriels qui nous font du mal... C'est le moment où il faut se demander si la recherche de croissance économique a encore du sens. »

 

Ceux qui s'aiment devraient naître ensemble. Mais on aime mieux à mesure qu'on a vécu et c'est la vie elle-même qui sépare de l'amour. Il n'y a pas d'issue – sinon la chance, l'éclair - ou la douleur.

Albert Camus (lettre du 7 novembre 1949 à René Char)

 

En langage féministe, on n'utilise pas le mot « con » pour insulter. On dit « bitard ».

 

La vraie vie, c'est celle qu'on écrit.

 

La solitude est dédiée à l'oeuvre (et non l'inverse).

 

Et pour finir ce mois, une pensée (très courte) de mon ami Louis Scutenaire :

Le toléré tue le tolérant.

 

Jean Lenturlu

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13 novembre 2017 1 13 /11 /novembre /2017 14:44

Dans ses journaux – registres, Pierre de l'Estoile compile ce texte en décembre 1606 d'une demoiselle gasconne de la religion (écrit-il) dont l'ouvrage s'intitule « Le petit nain combattant » :

Où vas-tu, Petit Nain ?

Je vais faire la guerre.

Et à qui, Petit Nain ?

Aux enfants de la terre.

Que veux-tu leur oster ?

L'impure vanité.

Quelles armes as-tu ?

La pure vérité.

Le Monde te haïra.

Contre lui, je secoue Sa terre, son néant, sa poussière et sa boue.

 

Il se trouvait au bord du précipice de la renommée, craignant seulement de tomber dans l'oubli.

 

Elle m'apprend à dire oui et j'aime sa tendresse sans non.

 

Avant de se faire accompagner médicalement dans la mort en Belgique, Anne Bert écrit dans son livre posthume (Le tout dernier été) sorti il y a quelques semaines : « Choisir ma mort, sans renoncer à mon goût de vivre ».

 

Louise après une journée d'équitation qui me dit : J'ai mal aux fesses, je vais avoir des oscars.

 

On a l'âge de nos désillusions.

 

Dialogue romantique au téléphone :

Lui : Tu es dans mon cœur !

Elle : Oui mais ça ne tient pas chaud aux pieds.

 

Chaque fois que la société intellectuelle où je vis se manifeste, elle me donne des haut-le-coeur. Si seulement je pouvais changer de conviction, j'écrirai mes livres sans les publier ou en les publiant dans des éditions limitées. Mais j'ai toujours cru qu'un artiste n'écrivait pas pour lui-même, qu'il ne pouvait pas se séparer de la société de son temps. Drôle de mariage entre un écorché impassible et une putain vindicative ! Je sais bien qu'on écrit pour d'autres êtres, un public plus généreux et plus naïf. Mais entre ce public et soi, il y a l'écran de cette pègre journalistique, de cette petite société provinciale et râleuse, sèche, vulgaire, complexée qu'on appelle ici l'intelligentsia, sans doute parce qu'elle n'a avec la vraie intelligence et la culture que des rapports de nostalgie.

Albert Camus à Maria Casarès (lettre du 1er mai 1956)

 

Et pour finir ce mois, une pensée de mon ami Marcel Mariën qui décoiffe le cerveau :

Le riche est plus économe que le pauvre.

 

Jean Lenturlu

 

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4 octobre 2017 3 04 /10 /octobre /2017 17:24

Dans le film « Hurlements en faveur de Sade », Guy Debord fait dire par une voix off :  L'amour n'est valable que dans une période pré-révolutionnaire.

 

Cette idée de refrain que je ne chanterai jamais : « Rude journée pour la Reine » (merci à René Allio dont j'ai dévoré les carnets).

 

Louise qui me dit hier : Je grandis, Je grandis, papa ! Quand je regarde le sol, j'ai le vertige !

 

J'écris de la fast - philosophie qui demande à être ruminer longtemps.

 

« Des nourrices oubliées viennent à notre chevet pendant nos rêves. »

Ernst Jünger (second journal parisien – 17 mai 1944)

 

Mourir d'amour est la seule solution.

 

J'aimerai noter l'absence et le désespoir, cette odeur particulière d'avant la mort.

 

Il faut déranger sinon nous sommes dans l'art ménager.

 

L'animal domestique n'est pas celui que l'on croit.

 

J'ai toujours penser que les nouveaux nés faisaient plus vieux que leur âge.

 

La masturbation rend aveugle.

 

Il expliquait même l'inexplicable.

 

Ne pas aimer l'amour explique tout dit-il avec un sourire triste.

 

Pourquoi lisez-vous ceci ?

 

Ecrire des phrases – miroirs pour que les gens voient la petitesse de leurs cerveaux.

 

Pour finir ce moi : RIEN.

 

Jean Lenturlu

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4 septembre 2017 1 04 /09 /septembre /2017 15:37

Vision prémonitoire dans les journaux de Léonard de Vinci, à propos de nous, les hommes à venir :

« Dans leur présomption démesurée, ils voudront même atteindre le ciel, mais le trop grand poids de leurs membres les retiendra sur la terre. Alors rien ne subsistera sur terre, sous terre ou dans l'eau qu'ils ne poursuivent, ne dépistent ou ne détruisent ; rien non plus qu'ils ne traînent d'un pays à l'autre. Leur corps servira de tombeau et de passage à tous les corps vivants qu'ils auront tués. »

 

Je ne dors pas et je ne pense pas à toi.

 

Pleurer sous la mer.

 

Au moment du coït, il recula pour mieux sauter.

 

Cette plénitude d'être vide.

 

Quand il tomba à l'eau, on s'aperçut très vite qu'il nageait comme un batracien aquaphobe.

 

Dés qu'il voyait une femme, il pétillait de bêtise...

 

Mon souci principal, dans cette histoire, est de mourir à l'abri des regards de mes parents.

(Hervé Guibert – A l'ami qui ne m'a pas sauvé la vie)

 

A Montluçon, devant la librairie, une dame d'un âge certain qui m'explique qu'elle a écrit son premier haïku sans le savoir et qu'elle en a composé une cinquantaine ensuite. De mémoire, elle me cite le premier d'entre eux :

 

« Je suis comme la tombe

J'ignore l'heure des visites

Vivement Toussaint. »

 

Il se cognait aux parois de son intelligence toutes les fois qu'il tentait de réfléchir.

 

Mon regard posé sur ton refus.

 

Dans le documentaire sur le travail du chorégraphe Ohad Naharin, le danseur Yossi Yungman dit : « C'est ça la définition de l'art, le tout dans l'infiniment petit. »

 

Et pour finir ce mois, une pensée de mon ami Philippe Bosser : « A la première phrase, il versa dans la littérature. »

 

Jean Lenturlu

 

 

 

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8 août 2017 2 08 /08 /août /2017 14:43

Il passait ses vacances au cimetière pour s'habituer.

 

Mes dessins sont des brouillons de mon incertitude.

 

A mettre sur ma tombe (sentence de Léon Bloy) : Il est plus tard que tu ne crois.

 

J'aime George Sand et Emma Peel.

 

La phrase est le plus court chemin d'un mot à un autre. (Jacques Jouet)

 

Même seul, il se sentait de trop.

 

Quand j'étais jeune je sentais le souffre, maintenant plutôt le camphre...

 

Sur les frontons des écoles cette phrase de Spinoza ne serait pas de trop : Il est impossible au maître d'imiter l'élève.

 

Je suis un romantique impuissant.

 

Monter sur scène c'est dépasser la peur du public.

Camille

 

Petit conte de Norge : Il y avait cent brebis. Elles étaient toutes malades. Une seule allait bien. On l'appela la brebis galeuse.

 

Une façon de mourir pire que la mort : quand l'être aimé tue lentement l'image de nous-mêmes qui vivait en lui. En cette personne, nous nous éteignons. Et ce peut être l'oeuvre des obscurs rayons qui émanent de nous ; les fleurs se referment en silence devant nous.

Ernst Jünger (Journal 24 février 1943)

 

Il était tellement ivre que ses propos devinrent intelligents.

 

Avoir un atelier pour croire que je peux travailler mes idées sur l'établi.

 

Juste après avoir eu cinquante ans, il chercha désespérément à freiner sa vie et s'écrasa sur le mur de la soixantaine.

 

Et pour finir ce mois en retard cette remarque scientifique (et moraliste) de mon ami Louis Scutenaire : Les petits ruisseaux font les grandes rivières qui font les grands fleuves qui font les grands océans qui s'évaporent.

 

Jean Lenturlu

 

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 20:32

Déjà, chercher un territoire pour mourir.

 

Dans l'abécédaire de Gilles Deleuze, ce propos qui date de 1988 et qui semble être prémonitoire :  «  Il y a un risque que les vrais clients des éditeurs, ce ne soient pas les lecteurs potentiels, que ce soient les distributeurs. Quand les distributeurs seront vraiment les clients des éditeurs, qu'est-ce qui se passera ? Ce qui intéresse les distributeurs, c'est la rotation rapide, ça veut dire les trucs des grands marchés, régime du best-seller, etc. c'est à dire, toute la littérature créative sera écrasée. »

 

J'aurai aimé être un célibataire à femmes et m'appeler Marcel Coït.

 

Tout à coup, dans ses yeux s'est allumée une lueur d'inintelligence.

 

Belle utopie d'existence :

« Aller à cheval, tirer à l'arc et dire la vérité » (Karen Blixen)

 

« Vous avez le teint expressif » dit-il complètement ivre à la dame impassible.

 

A Clermont-Ferrand, une ironie cruelle qui fait résider des réfugiés, sans papiers, rue des quatre passeports.

 

Le 21ème siècle doit affronter une épidémie de croyances qui sera peut-être fatale au genre humain.

 

Chez mon ami Nicolas de Bouquidisk, trouvé les trois premiers tomes du journal de Ernst Jünger dont j'extrais ceci : «  De l'humidité considérée comme élément vital. L'afflux des sèves provoqué par la jouissance plus forte ; la salive qu'appelle une bouchée savoureuse ; le mouvement du sang et les sécrétions des jeux de l'amour. Nous sommes en pleine sève. La sueur et les larmes aussi manifestent l'activité de la vie dans les régions profondes de la santé. Je plains celui qui ne peut ni transpirer ni pleurer. Puis l'humidité dans le domaine de l'esprit : par exemple, la fraicheur de la sève, de la mousse et de la forêt dans la poésie. Surtout le jaillissement, l'abondance de mots et d'images où flottent les parcelles solides. « Jardins et routes » 9 mai 1939

 

Je suis simplement compliqué.

 

Le mal, arrivé à un certain point, s'égorge lui-même. (Joseph de Maistre)

 

Je vous laisse méditer ce mois sur « Ossoyo – Ossoko », la formule magique de mon ami Christophe Guillot qui vient de partir ailleurs. Si on la prononce tous les jours, il se passe quelque chose. Comme le disait Louis Scutenaire l'air n'est pas libre.

Jean Lenturlu

 

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