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Le blog de Jean Lenturlu

Journal de campagne de novembre 2020

3 Novembre 2020 , Rédigé par Jean Lenturlu Publié dans #Journal de Campagne

A La Chaise-Dieu début octobre, dans la librairie « Dans la forêt » une dame qui me dit : Je ne vous achète pas de livre, j'en ai déjà un !»

 

Je verrai bien sur les façades des monuments républicains cette sentence de Babeuf qu'il a publié dans « la Tribune du Peuple » le 21 décembre 1795 : Les fruits de la terre sont à tous et la terre à personne.

 

Cette anecdote pêchée dans le journal des frères Goncourt datée du dimanche 10 février 1884 :

L'auteur du chef-d'oeuvre intitulé « Le mariage de Loti », Monsieur Viaud, en pékin, est un petit monsieur fluet, maigriot, aux yeux profonds, au nez sensuel, à la voix ayant le mourant d'une voix de malade.

Taciturne, comme un homme horriblement timide, il faut lui arracher les paroles. Un moment, il indique, en quelques mots, comme la chose la plus ordinaire, la tombée à la mer d'un matelot par gros temps, et l'absolution, donnée du haut du pont, par l'aumonier, à ce malheureux abandonné sur sa bouée.

Et comme Daudet lui demande, s'il est d'une famille de marins, il répond le plus simplement du monde, de sa petite voix douce : « Oui, j'ai eu un oncle, mangé sur le radeau de la Méduse ».

 

Le château des pauvres contre le taudis des riches.

 

On aime d'amour ceux qu'on ne peut aimer autrement. (Natalie Barney)

 

Ce beau poème de Paul Eluard qui ressemble à Tinou :

 

Tu bâtis une maison

Et ton cœur la mûrit

Comme un lit comme un fruit

Et ton corps s'y réfugie

Et tes rêves s'y prolongent

C'est la maison des jours tendres

Et des baisers dans la nuit.

 

Mon rêve de réussite : vendeur de gel hydroalcoolique.

 

Dorénavant, je ne parlerai qu'aux femmes qui me sourient.

 

A l'adresse de tous les experts qui savent ce qu'il faut faire... cette pensée de Peter Handke :

« Oui, sais-tu donc si peu de choses qu'il te faille toujours parler de ce que tu sais ? »

 

Je rêve de grandes surfaces commerciales à l'abandon... et de petits commerces de proximité qui nous accueillent comme des amis.

 

Pour finir ce mois de nouveau confiné, cette pensée lumineuse de mon ami Francis Picabia (dans Jésus Rastaquouère) :

Vous êtes heureuse ? Figurez-vous qu'il n'y a pas de lendemain, la vie est aujourd'hui et aujourd'hui n'existe pas.

 

Jean Lenturlu

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