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Le blog de Jean Lenturlu

journal de campagne de janvier 2009

25 Janvier 2009 , Rédigé par Jean Lenturlu Publié dans #Journal de Campagne

J’aime bien Antoinette du Ligier de La Garde (1638-1694) et son poème « Air » est devenu depuis aujourd’hui dimanche 25 janvier une petite chanson légère que je vais peut-être chanter au prochain concert…
Conseil aux maris qui me lisent : Ne pas oublier de rester l’amant de sa femme.
Dans un court-métrage de Laurel et Hardy (les bonnes d’enfants) ce dialogue savoureux dans le noir  entre nos deux compères: Oliver « Pourquoi as-tu utilisé cette allumette ?   Stanley : « Pour voir si la lumière était éteinte. »
Lumineux non ?
Ses yeux bleus me font couler au fond de mon désespoir (mais son sourire me sauve).
Je commence avec l’âge à apprécier qu’on me traite d’artisan. Je laisse le mot artiste à ceux qui croient encore qu’ils ont du talent.
Refuser d’être connu était son unique réussite sociale.
Le rêve du désir – Le cauchemar de la jouissance.
Je pense ce soir à Louis Soutter : « Sans espérance / jamais plus / tu ne toucheras / les peaux / blanches / de tes sœurs / épuisées / de douleur. »
Jean Lenturlu
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Journal de campagne de décembre 2008

1 Janvier 2009 , Rédigé par Jean Lenturlu Publié dans #Journal de Campagne

Je me retiens de finir le journal de Catherine Pozzi. Je ne veux pas qu’elle meure en 1934.
Le 12 avril 1930 elle note : « Il est curieux d’observer en tout être et chose, le poids mort. »
Onze dédicaces et fêtes du livre en décembre. Je suis épuisé d’humanité… Je rêve d’île déserte.
Le 19 décembre en dédicace à la Cie du chat noir à clermont-ferrand: noté sur mon carnet que j’ai deux enfants que j’essaie d’élever et qui réussissent à me faire grandir.
Tous ces hommes à Noël habillés en robe rouge avec leur bonnet à ponpons m’excitent gravement (je pense avec nostalgie aux cheminées de mon enfance de petit ramoneur)
Je lis le style acéré de Paul Nizan dans « Aden-Arabie » comme ceci qui nous est redoutable : « Chacun trouve au fond de ses réveils tous les désordres du temps je ne sais combien de fois réduits à la médiocre échelle de notre inquiétude privée. »
Je ne me souhaite pas une bonne année 2009.
Jean Lenturlu
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