Journal de campagne du mois de juillet 2018
15 Août 2018 , Rédigé par Jean Lenturlu Publié dans #Journal de Campagne
Le désir ardent de vivre est une sorte d'idiot béni des dieux. Il ne comprend au bout du compte rien d'autre que lui-même. Il n'a aucune perception du contexte. Il peut très bien suivre l'enterrement en toute bonne foi pour finir par vouloir baiser la veuve. William Mcilvanney (Etranges loyautés)
Il n'y a rien de plus triste qu'un best-seller qui ne se vend pas. Jérôme Lindon
Un petit métier qui se perd : redresseur de torts
La musique creuse le ciel. Charles Baudelaire (Fusées)
Si Dieu avait voulu me parler, il aurait eu le temps.
Pour se punir, elle s'obligeait à porter ses chaussures rouges qu'elle détestait.
Goûter l'aurore aux doigts de roses...
Je suis un père statique.
Toutes mes blessures sont dans mes livres (ne pas les lire).
Moi la Grande Branleuse ne me fait pas peur ! dit-il en bandant mou.
En 1985, V.S. Naipaul (qui vient de mourir) répondait à Libération (Pourquoi écrivez-vous?) : Ne pas écrire, c'est ne pas contempler ; ne pas contempler, c'est se révéler incapable d'extraire le sens réel, la pleine valeur de son expérience ; c'est laisser la vie, le temps s'écouler sans avoir de signification.
Exergue de vie de Léonard Cohen : S'il fallait en arriver à évoquer la grande défaite inéluctable qui nous attend tous, que cela soit fait dans les limites strictes de la dignité et de la beauté.
Sur ma tombe, j'aimerai après mon nom cette mention unique : Homme de livres.
Dans le documentaire « Claude Lanzmann porte parole de la Shoah » réalisé par Adam Benzine en 2015, Lanzmann parle de son film monumental : Shoah n'est pas un film sur la survie et ce n'est pas un film sur les survivants, et les survivants ne sont pas dans Shoah. Shoah, c'est un film sur la mort. Personne n'est jamais revenu vivant d'une chambre à gaz. Les gens arrivent, et dans les trois heures, un transport de 5 000 personnes est gazé. Et ces gens-là n'ont jamais connu Auschwitz, ils ne savent même pas où ils sont, ils ne savent même pas où ils meurent. Ils n'ont même pas la connaissance de leur propre mort. Ils n'ont pas le savoir de leur mort.
Cette pensée du mois de mon ami Paul Léautaud pour finir ce journal de campagne :
Les gens couverts de croix me font penser à un cimetière.
Ce journal du mois a été financé par les pompes funèbres de mon quartier, merci de penser à eux à l'heure ultime... Beaucoup de gens nous quittent à la fin de l'été.
Jean Lenturlu
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