Journal de campagne de mars 2022
9 Mars 2022 , Rédigé par Jean Lenturlu Publié dans #Journal de Campagne
C'est bientôt la semaine de la poésie et je tombe sur ce texte de Pierre Boulanger :
« Tout autant que le cinéma, la poésie est populaire ; si elle a plus de mystère, c'est qu'il lui faut un plus grand amour pour se livrer. Je pense qu'il est impossible de s'en servir pour faire du spectacle, mais qu'il faut se mettre totalement, absolument à son service. Il est alors étonnant de sentir avec quelle douceur, quelle tendre insistance la poésie nous enlève, non pas à la réalité, mais à la mesquinerie quotidienne, et avec quelle limpidité, elle nous rend les images simples et pures de nos plus belles espérances. Voilà pourquoi je suis marchand d'images. »
Mon rêve cauchemardesque : vivre avec une femme virile.
Je suis un trouble-amour.
Il paraît qu'elle a dit à sa fille M. : « Toi, tu es une princesse au milieu des manants ! Il faudra t'y faire. »
Les yeux de Monica Vitti. Elle vient de mourir à 90 ans ce 2 février 2022. Elle disait : « Je suis une mouette. »
La guerre est apparue dans notre horizon ce 24 février 2022 et notre égoïsme prend peur.
Sur le mur FB de T. cette phrase : « Je me fiche bien de ma beauté je la supporte depuis l'enfance »
J'aimerais être simplement un enregistreur et ne pas souffrir.
Fernando Pessoa : Dieu est l'Homme d'un autre dieu plus grand.
En lien avec cette guerre entre la Russie et l'Ukraine et ce que dit Poutine pour légitimer son agression militaire, cet extrait d'une chronique de George Orwell (A ma guise) :
« Ce qu'il y a de véritablement effrayant dans le totalitarisme, ce n'est pas qu'il commette des atrocités mais qu'il s'attaque au concept de « vérité objective ». Il prétend contrôler le passé aussi bien que l'avenir. »
Dans les carnets de René Allio (tome 3) il écrit le 16 juin 1986 :
« On n'est pas un artiste parce qu'on l'a d'abord choisi. On l'est comme on a une maladie, parce qu'il s'est fait un mélange de nos dons, de nos dispositions et de nos goûts avec quelque chose de plus profond qui est une sorte de mal de vivre et que le travail artistique canalise, colmate, accomplit en même temps qu'il le dévie et d'une pulsion mortelle fait une force de vie. Et puis on le choisit, après, on ordonne et on rationalise s'il se peut, on s'efforce de le maîtriser. Mais c'est comme un amour qui vous dévore, dont on sait qu'il vous détruira peut-être et qu'en même temps on défend à tout prix. »
Assurément, je suis un fils de joie.
Et pour finir ce mois de mars en beauté spéciale, une note de mon ami Louis Scutenaire :
Charles du Chasseur, ayant conduit sa fiancée au milieu de riches campagnes, lui dit : « Tout ce que vous voyez d'ici en fermant les yeux m'appartient. »
Jean Lenturlu
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