journal de campagne d'avril 2011
27 Avril 2011 , Rédigé par Jean Lenturlu Publié dans #Journal de Campagne
Cette description capturée dans « L’œuvre au noir » de Marguerite Yourcenar (livre magnifique) : « Les poumons étaient l’éventail qui ranime la braise, la verge une arme de jet, le sang dans les méandres du corps était l’eau des rigoles dans un jardin d’Orient, le cœur, selon qu’on adopte une théorie plutôt qu’une autre, était la pompe ou le brasier, le cerveau l’alambic où se distille une âme… »
Le livre idolâtre de Bruno Schulz.
En épitaphe - exorcisme pour demain matin (jeudi 28 avril 2011)
On ne devrait pas mourir
Comme ça
Un jour pareil.
William Faulkner (Un rameau vert)
Réflexion magique en regardant notre cube d’un des élèves de Saint-Julien de Coppel pendant l’exposition-spectacle « Les plus beaux jours » à Saint-Jean des Ollières : « Le miroir, c’est un autre nous. »
Cette femme, responsable d’une amicale laïque qui fait un petit discours d’inauguration pour l’ouverture d’un festival de théâtre amateur et qui s’excuse en parlant de la naissance de l’art théâtral d’employer le terme « avant Jésus Christ ».
Ce matin 10 avril, je me réveille avec un dégoût national dans la bouche.
Après l’attrait de me mettre tout nu, de ne posséder rien au monde, pas la moindre chose, et ensuite de me plonger dans l’eau, l’agrément que je préfère, c’est de parler une langue étrangère, surtout une langue vivante, pour ainsi devenir à moi-même étranger.
Soeren Kierkegaard (journal)
A l’image de notre société (début XXI siècle) : ce fromage bio emballé dans du plastique.
Ne pas savoir si l’on va se réveiller : suspense existentiel.
Jean Lenturlu
journal de campagne de mars 2011
3 Avril 2011 , Rédigé par Jean Lenturlu Publié dans #Journal de Campagne
Un spectateur, au bar du Jardingue après le concert, qui me déclare : « Toutes les conneries, c’est la nuit que je les pense ».
Ce que je déteste dans un livre, c’est sentir la sueur du cerveau.
Le contentement replet de sa progéniture.
La fatigue d’avant chanter et la légèreté d’être après…
Dans le journal de Jacques Brenner (mardi 4 octobre 1977) :
« En fin de repas, Ionesco se tourne vers une dame qui se trouve seule à la table voisine. « Pardon, madame, n’étiez-vous pas à Vichy en 1942 ? – Non, monsieur. – Je vous ai vue, vous étiez à bicyclette et le vent soulevait vos jupes. Vous étiez éblouissante. – Je n’étais pas à Vichy en 1942. – Ah, madame, je ne vous oublierai jamais. »
J’aurai bien aimé rencontrer Emily Jane Brontë dans les landes du Yorkshire.
Je n’entends qu’une voix lointaine qui murmure :
« Dans la nuit des donjons je ne puis pas chanter ;
Dans l’étau de la peine il est dur de sourire :
Quel oiseau prendrait son essor l’aile brisée ?
Quel cœur ensanglanté pourrait se réjouir ? »
Cette femme dans un bar de quartier dans le centre de Saint - Etienne qui boit à midi des whiskies coca et qui déclame : « Si j’avais un mari, je serai à la maison ! »
Cette belle phrase mystérieuse de Léonard de Vinci : « Passé quarante ans, un homme est responsable de son visage. »
Ce conseil de Joubert pour finir ce journal du moi (non, ce n’est pas une faute d’orthographe) :
« Souviens-toi de cuver ton encre. »
Jean Lenturlu
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