Overblog Tous les blogs Top blogs Littérature, BD & Poésie
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Le blog de Jean Lenturlu

journal de campagne de mars 2019

2 Avril 2019 , Rédigé par Jean Lenturlu Publié dans #Journal de Campagne

Pour la journée des femmes, ce 8 mars, je trouve dans le journal de Jacques Lemarchand le mercredi 3 juin 1942 la phrase d'une de ses amantes, Genevièce K. qui dit : « Je suis fatiguée que tout le monde me prenne pour une femme. »

 

Pour gagner de quoi vivre, je ne dispose que des produits dérivés de ma peur.

Roland Topor (Jachère party)

 

Jean Starobinski, qui vient de mourir à 98 ans, avait confié aux archives littéraires de la Bibliothèque Nationale Suisse à Berne son fonds d'archives : 40 000 livres.

 

En exergue sur ma tombe – urne :

Et ma cendre sera plus chaude que leur vie.

Marina Tsvetaeva

 

Où trouve-t-on ailleurs des fêtes publiques annuelles, qui plus est religieuses, qui soient à brocarder continûment les institutions les plus chères, et, fait remarquable encore, à des plaisanteries et discours contre la guerre, au milieu d'une guerre importante et décisive, le tout étant une activité d'Etat, depuis le choix initial des pièces jusqu'au couronnement final du drame vainqueur ?

Moses I. Finley « Les Anciens Grecs »

 

Conscient d'être coincé entre sa naissance et sa mort, il notait sur tous les formulaires administratifs qui lui demandaient son statut juridique : NEANT.

 

Ecouté hier Geoffroy de Lagasnerie à la radio qui a dit : L'état est un inventeur de douleurs.

 

Je ne suis pas égal à moi-même.

 

Quand elle se baissa, son string remonta sous son pantalon et apparut au centre de ses reins un petit cœur qui m'invitait à l'aimer encore.

 

Dans le tome 5 du journal de Jacques Brenner (le Saint Simon du monde littéraire français des années 1950 à 1993) je trouve ceci : La femme de Christian Beck (poète belge ami d'Alfred Jarry) écrit au lendemain de la mort de son mari : Aujourd'hui moins qu'une chose, et demain une horreur répugnante. Où est ton âme, loin de ton corps désert ? Le vent fait grincer les ferrailles du cimetière. La pluie tombe gluante. La terre pèse sur toi. Pour te revoir vivant, il n'est chose que je ferais. Pour tirer du néant ton regard vert.

 

Se désinfecter à l'amour.

 

Ouvre les yeux et les jambes ! Dit-elle à sa fille Marie-Thérèse d'Autriche.

 

Et pour finir ce mois de mars, une pensée de mon ami Fernando P. :

Dieu est l'homme d'un autre Dieu plus grand.

 

Jean Lenturlu

 

Lire la suite