Journal de campagne de septembre 2025
6 Septembre 2025 , Rédigé par Jean Lenturlu Publié dans #Journal de Campagne
Où va-t-on après la mort ?
Là où sont les enfants qui ne sont pas encore nés.
Sénèque
La Normandie : terre cossue qui sent l'herbe verte et le Viking...
Les larmes de la marquise d'Ancre...
Je mène une existence stérile, centrée exclusivement sur moi-même : je ne m'en accommode pas du tout. Je suis rivé ici, parce que, comme je vous l'ai dit et comme vous l'avez compris, c'est mon travail d'écrire sur cette ville et je ne peux le faire qu'ici. Inutile de revenir sur tout ça. Mais ça ne me laisse à peu près personne avec qui parler. En d'autres termes, je me suis pris à mon propre piège. Sans le vouloir clairement, je me suis choisi la vie qui convenait le mieux au genre de littérature que je suis capable de faire. Les gens qui s'occupent de politique, les intellectuels, m'ennuient, ils me paraissent sans réalité; les gens que je fréquente à présent me semblent plus vrais : putains, voleurs, drogués, etc... Cependant ma vie personnelle s'en trouve sacrifiée. Cette histoire m'a aidé à mieux voir les choses entre nous ; l'an dernier, j'aurais eu peur de gâcher quelque chose en ne vous étant pas fidèle. Maintenant je sais que c'était idiot, parce que des bras n'ont aucune chaleur, quand ils se trouvent de l'autre côté de l'océan, et que la vie est trop courte et trop froide pour qu'on renonce à toute chaleur pendant tant de mois.
Nelson Algren (lettre à Simone de Beauvoir)
Ensuite, nous avons fait l'amour (on ne fait pas l'amour, c'est lui qui nous fait).
André Hardellet « Lourdes, lentes »
Je deviens fou de ne pas être ce que je suis.
Malgré la sécheresse et le changement climatique, y'aura t-il toujours la goutte d'eau qui fait déborder le vase ?
Je tournai cinq ou six films et, malgré les massacreurs de la salle de montage, j'avais réussi dans certains d'entre eux à faire passer une ou deux idées comiques personnelles. Connaissant désormais leur méthode de montage, je plaçais mes gags juste au moment où j'entrais dans une pièce ou bien quand j'en sortais, car je savais qu'ainsi ils auraient du mal à les couper. Je profitais de chaque occasion qui m'était offerte d'apprendre mon métier. J'allais de la chambre de tirage à la salle de montage, observant le monteur au travail.
Charlie Chaplin « Histoire de ma vie »
Sartre avait fait, comme moi, un atterrissage en Islande et nous nous étions promis de la voir. Nous y passâmes dix jours étonnés. Ce jeune volcan, peuplé seulement depuis le Xe siècle, ne possédait ni préhistoire, ni même un fossile; les ruisseaux fumaient, le chauffage central utilisait des eaux souterraines : le plus difficile, dans les chambres d'hôtel, c'était d'obtenir de l'eau froide; en pleins champs se dressaient des cabines qui étaient des « bains de vapeur ». Presque pas d'arbres : on appelait forêt un maquis ; mais des déserts de lave, des montagnes couleur d'œuf pourri, crachant des vapeurs de soufre, trouées de « marmites du diable » où la boue bouillonnait; des scories, dessinant dans les lointains des villes fantastiques.
Simone de Beauvoir « La force des choses »
Et pour finir ce mois de septembre, ce précepte de Louis Calaferte dans ses carnets (1974-1977) :
« Déceler la magie des actes »
Jean Lenturlu
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