Journal de campagne d'octobre 2019
4 Novembre 2019 , Rédigé par Jean Lenturlu Publié dans #Journal de Campagne
Cette citation de Jean-Paul Dubois qui vient d'obtenir le Goncourt 2019 :
Un romancier n’a jamais été pour moi autre chose que le résultat d’un croisement hybride entre un grammairien et un concessionnaire Toyota. Je me comprends.
Souffrant atrocement de la solitude, il fit passer une annonce dans le journal pour réaliser un suicide collectif.
Le désert du réel.
Hier, elle m'a fait un sourire d'outre-tombe.
Au festival Art'Tanik à Villié-Morgon, S. qui arrive un peu en vrac au petit déjeuner avec son petit partenaire cubique à la main et qui déclare en le regardant : Je n'aurai pas dû dormir avec mon cubi.
Dans le journal des Goncourt (18 avril 1857) ceci qui me fait penser à Claude qui agonise à l'hôpital : « C'est étrange comme, à mesure qu'on vieillit, le soleil vous devient cher et nécessaire, et l'on meurt en faisant ouvrir la fenêtre, pour qu'il vous ferme les yeux. »
Quand je lui ai dit « je t'aime » en partant de l'hôpital, elle m'a répondu « Je t'aime à la folie, comme une fourmi à l'agonie ».
Dans « Les valeurs de l'éducation » d'Olivier Reboul je trouve ceci :
« L'initiation me semble guère laisser de traces dans notre monde moderne, technique et individualiste. Et pourtant si. Simplement, elle est devenue individuelle : une auto-initiation, sans contrôle extérieur mais aussi sans repères sociaux, ce qui la rend plus difficile et plus angoissante. En fait, tout homme, toute femme, a à s'initier plusieurs fois dans sa vie, doit un jour apprendre à aimer, à être parent, à être âgé, à se préparer à mourir...
Autant de « passages », parfois brutaux, toujours plus qu'on ne l'aurait voulu, et dont il faut découvrir soi-même les « rites », ce qui demande une bonne dose de lucidité, de courage et d'humour. Qu'est-ce qu'on apprend alors ? A se laisser transformer, à accepter l'être neuf que de toute façon nous serions devenus. C'est là sans doute ce qu'on nomme « apprendre à être ».
Quel mal avons-nous à admettre que les gens que nous aimons soient heureux sans nous ?
Jacques Brenner (Journal Pâques 1941)
J'aimerais un jour écrire un livre laid uniquement pour mettre ceci en exergue :
« Au déclin de la beauté ».
Ecrire une phrase gaie pour contenter les croyants du positif...
Et pour finir ce mois d'octobre cette phrase de mon ami Art Spiegelman :
« Le désastre est ma muse ».
Jean Lenturlu
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