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Le blog de Jean Lenturlu

journal de septembre 2009

30 Août 2009 , Rédigé par Jean Lenturlu

Un été dédicaces : plus d’une trentaine pendant ces deux mois d’été où j’ai rencontré de nombreuses personnes qui sont reparties avec l’un de nos livres (même si j’en suis l’auteur principal, ils sont le résultat d’un travail d’équipe donc je dis plus souvent « nos » que « mes »), et je les en remercie ici car cela m’encourage à continuer le travail difficile de diffusion…

Premier spectacle de cette rentrée, très bientôt chez « les cafteuses » à Beaumont le 11 septembre avec trois nouvelles songs… J’ai hâte d’entendre ça.

Lu avec plaisir 3 aventures policières du juge Ti de Robert Van Gulik, qui se déroulent en Chine ancienne, au premier siècle de notre ère et qui font découvrir la civilisation chinoise de l’époque.

Exemple à méditer pour notre justice dans « l’énigme du clou chinois » où le juge Ti met son poste en danger (ainsi que sa vie) en accusant une femme d’assassinat. Dans les notes qui suivent l’histoire, Van Gulik écrit qu’il a voulu montrer les risques graves qu’encourt un magistrat qui faillit à sa tâche. La loi était inviolable, mais pas le juge qui l’édictait. Les magistrats ne pouvaient réclamer pour eux-mêmes une quelconque immunité ou un privilège d’aucune sorte dérivés de leur charge. Ils étaient soumis au vieux principe chinois du fan-tso, c’est à dire au châtiment inversé, qui implique que toute personne qui a accusé à tort quelqu’un devra subir le même châtiment que la personne injustement poursuivie au cas où l’accusation se serait révélée fausse.

Si nous mettions en service ce « fan-tso » en France, il y aurait peut-être moins de monde en prison et certainement plus de juges…

En ce début d’automne, je vous conseille de boire tous les soirs une tisane d’aphorismes…

Jean Lenturlu

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journal d'août 2009

11 Août 2009 , Rédigé par Jean Lenturlu Publié dans #Journal de Campagne

En deux jours, re-lu « L’aveu » d’Artur London, exemplaire acheté ce dimanche 2 août 50 centimes d’euro à la bibliothèque de Saint-Julien Chapteuil qui bradait des livres retirés du fond
(pourquoi celui-la ?). Livre effroyable et magnifique : énergie inouïe d’un individu à survivre et comprendre l’impensable : que le Parti pour lequel il a donné sa vie l’utilise comme acteur-coupable d’un procès fabriqué qui le dépasse (la folie stalinienne) et lui impose des tortures psychologiques pires que celles qu’il a vécu dans les camps nazis pour justifier l’épuration de d’anciens communistes historiques. Avec cet argument machiavélique : « fais-le pour le parti ». La mécanique totalitaire décrite par London lors de ses interrogatoires (qui ont duré plus d’une année tous les jours à répéter la même chose !) est terrifiante. Il a tenu six mois avant d’accepter de « collaborer ». Sans vous donner de conseil, lisez ce livre pendant l’été pour avoir moins chaud.
Un écrivain est celui qui écrit (Roland Barthes).
Ce beau mot persan « djân » qui désigne à la fois le corps et l’âme (si elle existe !). En français, quel mot pourrait faire l’affaire ? (« l’être » ?)
Mes débuts de spectacle sont souvent catastrophiques. C’est que je tente de partir du chaos de moi-même pour lentement construire une émotion originale avec le public qui devrait se terminer par une extase (un état de grâce intemporelle) : je n’y arrive jamais.
Rien que cette définition me récompense de l’achat (2 €) de ce livre de Philippe Bosser intitulé « les révêries de la phrase célibataire » chez Plasma (1980) : « Les yeux : les seuls points d’eau dans le désert de la viande »
Cette femme me hait tellement qu’elle aimerait me faire l’amour une bonne fois pour toute.
Jean Lenturlu
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