Journal de campagne du mois de novembre 2017
2 Décembre 2017 , Rédigé par Jean Lenturlu Publié dans #Journal de Campagne
Dans cette librairie, mes livres font partie du tréfonds.
Dans un marché de noël, un auteur de 82 ans qui présente ses livres : Celui-là je vous le conseille c'est le moins nul et celui-là il est génial !
La comédie d'Aristophane « Les Acharniens » fut représentée en 425. Elle commence par une scène dans laquelle Dikaiopolis le campagnard est assis tout seul sur le lieu de l'Assemblée et se plaint : le reste des citoyens est encore à jacasser à l'Agora alors que la réunion devrait commencer peu après l'aurore. Il regarde les prytanes (les présidents de l'Assemblée) arriver en retard et en toute hâte, se pousser et se bousculer pour s'assoir sur la banquette du premier rang, pendant que les autres citoyens arrivent de l'Agora, entrainés par les agents de service qui portent entre eux une corde imprégnée de peinture rouge. Sur certains des manuscrits grâce auxquels la pièce nous est parvenue, il y a une note marginale disant que tout citoyen dont le vêtement se trouvait tâché de rouge était passible d'une amende.
Mogens H. Hansen « La démocratie athénienne »
Belle femme verticale au regard horizontal.
Dans le n° de l'Obs du 23 novembre, entrevue avec l'économiste Tim Jackson pour la ré-édition de son livre paru en 2009 « Prospérité sans croissance » dont j'extrais ce passage : « Aux Etats-Unis, le revenu par habitant a triplé depuis 1950, mais la proportion de citoyens se qualifiant très heureux a stagné. C'est aussi le cas au Japon. Au Royaume-Uni, elle a même baissé. En économie, on appelle cela l' « utilité marginale décroissante », c'est-à-dire qu'à partir d'un certain niveau de revenu la satisfaction exprimée par les acteurs économiques est de plus en plus faible. (…) C'est le moment où posséder davantage, c'est posséder trop, trop de technologies qui polluent, trop d'aliments industriels qui nous font du mal... C'est le moment où il faut se demander si la recherche de croissance économique a encore du sens. »
Ceux qui s'aiment devraient naître ensemble. Mais on aime mieux à mesure qu'on a vécu et c'est la vie elle-même qui sépare de l'amour. Il n'y a pas d'issue – sinon la chance, l'éclair - ou la douleur.
Albert Camus (lettre du 7 novembre 1949 à René Char)
En langage féministe, on n'utilise pas le mot « con » pour insulter. On dit « bitard ».
La vraie vie, c'est celle qu'on écrit.
La solitude est dédiée à l'oeuvre (et non l'inverse).
Et pour finir ce mois, une pensée (très courte) de mon ami Louis Scutenaire :
Le toléré tue le tolérant.
Jean Lenturlu
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