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Le blog de Jean Lenturlu
Articles récents

Dédicaces 2026

5 Avril 2025 , Rédigé par Jean Lenturlu Publié dans #Dédicaces - Rencontres

Vous pourrez me retrouver avec mes livres ici :

- samedi 10 octobre de 10h à 19h à la librairie Le Bateau Livre à Cournon d'Auvergne (63)

 

Et vous pourrez aussi assister  à mon animation-spectacle "Jean Lenturlu dans tous ses états" ici :

- Jeudi 1er octobre à 19h au Bar le Gecko à Billom (63) 5 rue Carnot. Réservation obligatoire au 07 63 63 23 01 (rémunération au chapeau)

- Vendredi 2 octobre à 20h30 au bar associatif Le Ricochet à Boën sur Lignon (42) 28 place Carnot (rémunération au chapeau)

- Samedi 3 octobre à 17h à la médiathèque de Chauffailles (71) 4 rue Elie Maurette grâce la communauté de communes du Brionnais Sud Bourgogne (entrée gratuite)

 

Tous les livres de Jean Lenturlu sont commandables dans le réseau des librairies indépendantes.

Depuis 1985 (Loi Lang) le prix du livre est fixe pour toutes les enseignes et Jean Lenturlu préfère que vous commandiez ses livres dans votre librairie préférée, à côté de chez vous.

 Passez la porte, vous verrez la ou le libraire sera très sympathique !

 

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journal de campagne de septembre 2026

3 Septembre 2026 , Rédigé par Jean Lenturlu Publié dans #Journal de Campagne

Alice et la Reine Rouge courent à perdre haleine pour faire du sur-place. Elles s'arrêtent et Alice de s'exclamer : « Tout est demeuré exactement comme auparavant ! »

  • Bien sûr que c'est demeuré exactement comme auparavant, répliqua la Reine, que voulez-vous donc que cela devint ?

  • Ma foi, dans notre pays à nous, répondit Alice, encore un peu haletante, si l'on courait très vite pendant longtemps comme nous venons de la faire, on arriverait généralement quelque part, ailleurs.

  • Un pays bien lent ! dit la Reine. Tandis qu'ici voyez-vous bien, il faut courir de toute la vitesse de ses jambes pour simplement rester là où l'on est.

Lewis Carroll « De l'autre côté du miroir »

 

Conjugaison romantique : Je t'estime, je te désire, je t'aime, je te quitte, je te hais...

 

Comment cacher ma misère morale autrement qu'en écrivant des aphorismes et des chansons que je n'arrive pas à chanter...

 

Elle : « Ne t'inquiète pas, je suis une femme. »

 

Et la saloperie des autres est aussi en nous. Et je ne vois pas d'autre solution que de rentrer en soi-même et d'extirper de son âme toute cette pourriture . Je ne crois plus que nous puissions corriger quoi que ce soit dans le monde extérieur, que nous n'ayons d'abord corrigé en nous. L'unique leçon de cette guerre est de nous avoir appris à chercher en nous-mêmes et pas ailleurs.

Etty Hillesum « Une vie bouleversée » (journal 1941-1943)

 

Ce propos de Guy Debord qui me rappelle ce que je ressentais à 30 ans : "A la moitié du chemin de la vraie vie, nous étions environnés d'une sombre mélancolie, qu'ont exprimée tant de mots railleurs et tristes, dans le café de la jeunesse perdue".

 

Ce bon mot (hélas souvent vrai) du poète chanteur Bernard Dimey : « Un bienfait ne demeure jamais impuni » (raconté par son ami l'acteur Michel Simon)

 

Dans le film « Harry Potter et la chambre secrète » Albus Dumbledore dit ceci : « Ce ne sont pas nos aptitudes qui montrent ce que nous sommes, ce sont nos choix. »

 

Louise qui regarde sa nouvelle coiffure et qui s'exclame : « J'aime bien cette coupe ! On dirait que je suis un oiseau en rut... »

 

Remarque intime : je suis un intellectuel de l'amour qui le pratique très mal malgré la sauvagerie de mes sentiments.

 

Les pissotières de Grenelle donnent un exact niveau de l'opinion publique. Un chef d'Etat ne devrait pas négliger les graffiti, c'est la voix du peuple pure et simple.

Maurice Blanchard « Danser sur la corde » (lundi 6 décembre 1943)

 

Et pour finir ce mois qui nous chauffe encore, cette phrase de mon ami Aimé Césaire qui sied trop bien à notre future réalité : J'habite un paradis raté.

 

Jean Lenturlu

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journal de campagne d'août 2026

2 Août 2026 , Rédigé par Jean Lenturlu Publié dans #Journal de Campagne

Le style est ce que utilise un artiste pour fasciner le spectateur, pour lui transmettre et ses sensations et ses émotions et ses pensées. Celles-ci doivent être ce qui doit être mis en évidence, et non le style. La dramatisation doit trouver son propre style. Elle réussit si elle a réellement saisi le contenu.

Stanley Kubrick

(Article paru dans la revue de cinéma du British Film Institute « Sight and Sound » 1961)

 

En amour, c'est dur d'être locataire et pire de vouloir être propriétaire, (la colocation et la copropriété ne sont pas évidentes non plus) le mieux je crois c'est d'être SDF...

 

Je suis victime d'un chagrin d'amour solitaire : je ne m'aime plus.

 

Ecouté à la radio cette définition politique de la Chine d'aujourd'hui : « C'est une cybercrature ».

 

Ouvre tes oreilles en grand et retiens bien la leçon : de même que l'aiguille de la boussole indique le nord, un homme qui cherche un coupable montrera toujours une femme du doigt. Toujours. Ne l'oublie jamais, Mariam.

Khaled Hosseini « Mille soleils splendides »

 

Ma vie est passée tellement vite que je n'ai pas eu le temps d'exister.

 

Dans Le Monde du vendredi 31 juillet 2026, à la question « votre endroit préféré pour lire », la romancière et poétesse Laura Vasquez a répondu : Le silence.

 

Elle a la nostalgie des amours inachevés et des drames sans histoire.

 

J'aime beaucoup le titre de ce livre de Charles Bukowski (1992) : « Jouer du piano ivre comme un instrument à percussion jusqu'à ce que les doigts saignent un peu ». Envie de le dire calmement comme une confidence au libraire pour qu'il le commande...

 

Elle avait le cœur sur la main et un jour,  l'homme lui l'a volé.

 

Ecrire peu, produire du silence à la place de la musique, se retenir de dessiner, interrompre sa pensée et être dans la non création, tout cela participerait à un taoïsme artistique qui devrait être pratiquer par le monde de l'art en général et les écrivains en particulier, cela dégonflerait les égos et les prétentions des boursouflés.

 

Cet été, les pompiers sont en feu et les arbres les arrosent de leur sève magique pour qu'ils deviennent des champignons hallucinogènes. (je sais, je suis un fumiste)

 

Et pour finir ce mois trop chaleureux, un conseil de mon ami compositeur (et pianiste), l'extravagant Erik Satie : Ne respirez pas sans avoir, au préalable, fait bouillir votre air.

 

Jean Lenturlu

 

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Journal de campagne de juillet 2026

6 Juillet 2026 , Rédigé par Jean Lenturlu Publié dans #Journal de Campagne

L'apnée du soleil et le ronflement de la lune m'empêche de vivre.

 

Envie de créer un groupe de rock avec de vieux musiciens grabataires dont le nom serait « Les Patétiks boys » mais il y a trop de concurrence.

 

Le véritable artiste est celui qui a le sentiment de la vie, qui jouit de toutes choses, qui obéit à l'inspiration sans la raisonner, et qui aime tout ce qui est beau sans faire de catégories.

George Sand « Teverino »

 

Il y a la théorie et le désir.

 

Sur Facebook, cette belle phrase de Vince Educ Spécial :

Nous voulons fermer les prisons et ouvrir les horizons.

 

J'aimerais écrire un roman qui s'intitulerait « Hell et lui. »

 

J'ai rêvé cette nuit que j'étais fou, et je faisais des efforts à chaque instant pour lutter, pour cacher mon état afin qu'on ne me renvoie pas de mon travail. Je pesais les avantages de l'internement, mais je voyais ma famille dans la gêne et je m'exerçais à être normal, c'était très douloureux.

Maurice Blanchard « Danser sur la corde » Journal lundi 4 octobre 1943

 

Être enfant, être homme, être père, être mort.

 

Ma main est tendue vers toi mais.

 

Je suis un anti-traditionaliste.

 

De la tendresse au désespoir, il n'y a qu'un sourire.

 

Notre vengeance sera le rire de nos enfants.

Bobby Sands (1954-1981)

Poète, chanteur homme politique et activiste irlandais mort le 5 mai 1981 à l'hôpital de la prison de Maze (Irlande du Nord) après une grève de la faim de 66 jours.

 

Nous tombons malade parce que nous sommes les héritiers de ceux qui ont cessé de l'être.

Patrick Boucheron « Peste noire, l'histoire à l'épreuve » (8 épisodes de 15 mn sur France Culture)

 

Elle aimerait être bergère d'hommes, dans les hauts pâturages ; ils brouteraient l'herbe en troupeau et elle regarderait les étoiles filantes dans la nuit froide.

 

Et pour finir ce mois de juillet, ce conseil de mon ami Michel Foucault :

Ne transformez jamais vos positions politiques en vérité.

 

Jean Lenturlu

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Journal de campagne de juin 2026

8 Juin 2026 , Rédigé par Jean Lenturlu Publié dans #Journal de Campagne

Je baisse à mi-hauteur le rideau de toile bleue de la défense passive. J'ai ainsi une lumière très douce qui vient directement du ciel. J'ai installé un grand buvard rouge sur ma table en ersatz de chêne ciré, les murs sont blanc crème et le sol est rose, on croirait un tapis de Smyrne. Le hasard a fait que toutes ces couleurs sont heureusement accouplées. Tout un côté est pris par la grande fenêtre à travers laquelle se fait voir un ciel très ile-de-France et des nuages un peu tristes, mais sans désespoir, sans tragédie. Tous les drames se passent à l'intérieur. Personne ne les voit. Il arrive qu'une vieille femme en soit émue, sans savoir pourquoi.

Maurice Blanchard « Danser sur la corde » (journal le mardi 22 juin 1943)

 

Conjugaison conjugale :

Je tu il

 

A mettre en exergue sur notre tombe :

Nous sommes faits de l'étoffe des rêves, et notre petite vie est entourée de sommeil.

(William Shakespeare « La tempête »)

 

Et ils sortirent dans la rue avec le vin qui n'étaient plus dans les bouteilles mais dans les têtes.

George Litchtenberg (aphorismes)

 

Petite histoire tragique :

Tous les matins, au réveil, il regardait son miroir où il avait écrit : « Ne pas mourir aujourd'hui ».

Et un jour, il oublia.

 

Le langage diplomatique est la tombe embaumée de la clarté morale.

Yanis Varoufakis (extrait du discours du 3 mai 2026 à Athènes)

 

Pourquoi est-ce si vite passé le bonheur ?

Juliette Drouet (Lettre du 18 octobre 1841 à Victor Hugo)

 

Chaque année en France, plus de 25 000 tonnes de livres neufs sont détruites : imprimés, mis en rayon, retournés puis broyés, sans jamais être lus. Environ 13% des livres envoyés en librairie finissent au pilon, et près d'un sur cinq revient invendu...

 

Les écrivains ? Des mouchards impuissants prêts à se vendre quand ils n'ont plus d'amis à vendre. On devrait les tenir pour responsables des coups et blessures, des humiliations qu'ils font assez cyniquement subir à leurs personnages, des rumeurs qu'ils colportent, des vieux clichés sous la cendre qu'ils réveillent.

Dany Laferrière « Cette grenade dans la main d'un jeune nègre est-elle une arme ou un fruit? »
 

Et pour finir ce mois de juin, cet épitaphe de Jean-Pierre Perrin dans Libération en hommage à la dessinatrice et cinéaste Marjane Satrapi qui vient de mourir dans son lit à 56 ans , co-auteur de « Femme, vie, liberté » avec elle, ces vers du poète persan Rûmî :

« L'oeil de ma raison est ivre de toi

Le mouvement des cieux n'est rien devant toi

Toute joie est entre tes mains

Mon âme s'anime par toi ; mon cœur se nourrit de toi

Même ma raison crie ton nom. Sans toi je ne peux continuer à vivre. »

 

Jean Lenturlu

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journal de campagne de mai 2026

1 Mai 2026 , Rédigé par Jean Lenturlu Publié dans #Journal de Campagne

On trouvait de tout dans notre quartier. Par exemple, un type imprimait chaque jour un billet de dix roupies. On le faisait sécher sur la terrasse. Un enfant était chargé de le fourguer. Ce type était assez raisonnable pour ne pas en imprimer plus. Il se contentait de ce qu'il lui fallait pour la journée. Il savait bien que s'il en avait fabriqué davantage, il serait allé respirer l'air de la prison.
Daya Pawar « Ma vie d'intouchable »

 

La mort n'est pas une excuse.

Jules Vallès

 

La quête du dernier verre ne s'arrête jamais, parce que c'est au-delà de la soif.

Le personnage Carlobianchi dans le film de Francesco Sossai « Le dernier pour la route »

 

La Kolyma, terre des métamorphoses, remet en cause l'existence même de la matière organique et transforme le détenu en homme minéral.
Lorsque l'homme a franchi toutes les étapes du dépouillement, il se trouve réduit à une certaine quantité de matière, d'os et de muscles. Il n'est alors plus que matière quantifiable, et l'étincelle de vie qui l'anime encore est fonction du poids de ce qui lui reste de chair. Il est perçu et se perçoit lui-même comme de la chair illégitime parce que vivante, mais suceptible de se figer, de se « pétrifier ». La mort, simple passage de la matière à l'état inanimé, est fonction de grammes en moins.

Luba Jurgenson dans la préface au livre de Varlam Chalamov « Récits de la kolyma »

 

Lorsque les gangsters ou les fous furieux sourient, il est difficile de leur résister ; on veut en finir au plus vite avec la source de ses malheurs, on veut la paix. Et puis, entre deux épisodes de tortures morales, un sourire possède sans doute un charme particulier, comme une éclaircie.
Eric Vuillard « L'ordre du jour »

 

Ne voilà pas de braves messagers

Qui vont errant par pays étrangers

Ces pauvres gueux pleins de bonaventures

Ne portent rien que des choses futures

Hans Jacob Christoffel Grimmelshausen « La Vagabonde Courage » (adaptée au théâtre par Bertold Brecht en 1941  sous le titre « Mère courage et ses enfants ») Extrait trouvé dans « Les Tsiganes une destinée européenne » d'Henriette Asséo

 

« J'ai effectivement beaucoup tourné. Je ne sais pas combien, je ne tiens pas de compte. Ce que je sais, en revanche, c'est que c'est si douloureux de ne pas travailler qu'il m'arrive de traverser des moments de boulimie. Et puis, ça dépend tellement du désir des autres, comme quand on a envie d'embrasser quelqu'un. C'est tout de suite ou pas. »

Nathalie Baye (comédienne et actrice qui vient de mourir à 77 ans ce vendredi 17 avril 2026)

Source Libération du lundi 20 avril 20026 avec des reprises d'entretien à Libération en 2008 par Anne Diatkine et Didier Péron

 

Et pour finir ce mois de mai, cette pensée de mon ami poète Maurice Blanchard dans son journal « Danser sur la corde » du vendredi 26 mars 1943 :

L'objet n'est pas l'élément principal du plaisir.

 

 

Jean Lenturlu

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Jean Lenturlu enchanté

22 Avril 2026 , Rédigé par Jean Lenturlu Publié dans #Jean Lenturlu enchanté

     Jean Lenturlu nous propose une singulière autobiographie musicale, revisitant son répertoire chansons, de ses premières chansons (1977-1987) à ses premiers albums CD "Démodiscus" (1998), "Wanted" (1999) et "Paroles en l'air" (2000) ainsi que des extraits de ses différents livres-disques "La forêt des hommes perdus" (2006), "Le Zoo des orphelines" (2012) et "Relica" (2014) sans oublier quelques nouvelles créations, dans un décor chaleureux et intimiste, avec parfois quelques invités mais toujours accompagné de madame Takamine.

Pour un chanteur "qui n'aime pas chanter", c'est assez étonnant à entendre...

Venez le voir ou invitez-le dans votre salon ou dans votre structure, cela vous fera plaisir...

 

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journal de campagne d'avril 2026

2 Avril 2026 , Rédigé par Jean Lenturlu Publié dans #Journal de Campagne

Peut-être que j'aime la Russie plus que ses gardiens. J'aime quand on peut ouvrir le balcon en grand pour laisser entrer l'air frais. J'aime quand les grands froids arrivent et qu'il fait moins 40, voire moins 45. On avance à tout petit pas, le visage rougi et la barbe glacée par le froid. J'aime l'automne. J'aime tout ça. J'aime les gens. L'amour pour son pays, ce n'est pas agiter un drapeau ou chanter un hymne. Ce n'est pas non plus fabriquer par de la propagande un amour forcé pour ce pays mais c'est oser dire par exemple : « Les amis, nous avons un problème, parlons en ».

Pavel Talankin co-auteur du documentaire « Mister Nobody contre Poutine » (2025)

 

Plus je vieillis, plus j'ai d'avenir.

Ernst Jünger (il a dit ça quand il avait cent ans)

 

Ma police politique intérieure enregistre tout ce que je pense et m'oblige à rêver à l'extérieur de moi-même.

 

J'ai résolu notamment de dire à tous les peintres qu'ils ont du génie, sans ça ils vous mordent.

Albert Cohen « Le livre de ma mère »

 

Sur la route de Montargis à Lorris, le 15 juin 1940, l'autorité militaire a arrêté notre marche triomphale pendant quelques heures, ce fut très long car il fallait garer toutes les voitures sur l'herbe des bas côtés, enfin on vit passer un énorme camion qui portait six obus, de très gros calibres, un mètre cinquante de hauteur, apparemment, un loustic cria : « Fallait pas le ramener, fallait leur foutre sur la gueule ! » A quoi l'artilleur qui était assis près du chauffeur répondit en montrant ses mains impuissantes : « Y'a pas de canons ! »

Maurice Blanchard « Danser sur la corde » (Journal du mardi 3 novembre 1942)

 

Je pense à elle comme si elle était partie en voyage.

 

Parfois, débarquant dans un port et se mêlant aux gens, il lui semblait qu'il allait soudain apercevoir le visage d'une femme qui lui était destinée. C'était comme s'il avait perdu quelqu'un que brusquement il allait retrouver dans la foule.

Francisco Coloane « Le sillage de la baleine »

 

Voici ce que d'après leur ancienne coutume, les chiricahuas faisait de l'enfant après sa naissance : la mère l'enveloppait dans un morceau de tissu ou une couverture sur laquelle elle s'était agenouillée pendant qu'elle était au travail et le plaçait dans les branches d'un arbre ou d'un arbuste fruitier proche. La raison en était que « l'arbre revit chaque année et qu'ils voulaient que la vie de cet enfant soit renouvelée comme la vie de cet arbre ». Avant de placer le paquet dans les branches, l'accoucheuse le bénissait en disant « Puisse l'enfant vivre et grandir pour te voir porter des fruits de nombreuses fois. » A partir de ce moment, l'endroit devenait sacré pour l'enfant et ses parents. On disait à l'enfant où il était né et si possible, les parents le ramenaient dans cet endroit quelques années après et le roulaient sur le sol en direction des quatre points cardinaux.
Fredrick W. Turner dans l'introduction aux « Mémoires de Géronimo »

 

Et pour finir ce mois d'avril, cette sentence de mon ami Antonio Lobo Antunès (qui vient de rejoindre les étoiles) : C'est le livre qui doit être intelligent, pas l'écrivain.

 

Jean Lenturlu
 

 

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Une présentation du travail artistique de Jean Lenturlu par le site livres-auvergne.fr

26 Mars 2026 , Rédigé par Jean Lenturlu Publié dans #Présentation démarche artistique Jean Lenturlu

Merci à ce site mystérieux :  livres-auvergne.fr

pour cette belle présentation de mon travail artistique :

 

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Journal de campagne de mars 2026

4 Mars 2026 , Rédigé par Jean Lenturlu Publié dans #Journal de Campagne

  • Père ! Qu'avez-vous décidé ? Allons-nous mourir avec du sang sur nos sabres ?

  • Pourquoi est-ce toujours ceux qui n'ont jamais combattu qui sont les plus pressés à livrer bataille ?

Dans la série « Shôgun » (saison 1- épisode 7)

 

« J'ai deux casquettes à mon arc. » dit-elle.

 

Ce que je trouve dingue, c'est que la dynamique d'ultralibéralisme infiltre tous les aspects de notre vie en société, tout doit rapporter quelque chose immédiatement. Alors, on rabote à tous les endroits de la vie, il y a une précarité générale qui s'installe. Même les gens qui font un travail qui a du sens pour eux ne peuvent plus le faire correctement. Le film parle de cette déshumanisation et du deuil qu'il faut faire de plein de choses.

Valérie Donzelli dans « Libération » ce mercredi 4 février 2026 à l'occasion de la sortie de son film « A pied d'oeuvre » d'après le roman de Franck Courtès

 

Il est souvent triste de se rhabiller après l'amour.

 

Un vieil ami m'a dit avec reproche : « Vous vivez dans un couvent. » Soit : mais je passe beaucoup d'heures au parloir.

Simone de Beauvoir « La force des choses »

 

Je demandai à Lion Feuchwanger ce qu'il pensait de la situation politique des Etats-Unis. Il me répondit en plaisantant : Il est peut-être significatif que, quand j'ai terminé de faire construire ma nouvelle maison à Berlin, Hitler soit arrivé au pouvoir et que je sois parti. J'avais à peine achevé de meubler mon appartement à Paris que les nazis ont fait leur entrée et qu'une fois de plus, j'ai dû m'en aller. Et maintenant, en Amérique, je viens d'acheter une maison à Santa Monica. (Il haussa les épaules et eut un sourire éloquent).

Charlie Chaplin « Histoire de ma vie » (Allusion à la période de « Maccarthysme » qui agite les USA à ce moment)

 

Leur âcre odeur d'épice, c'est ma drogue. Je suis née là, dans leurs bras noirs, dans l'éblouissement de leurs visages.

Grisélidis Réal « Le noir est une couleur »

 

Sur la gauche, s'étendait une piscine vide – vraiment rien n'a l'air plus vide qu'une piscine vide.
Raymond Chandler « The long Good-Bye »

 

Et si le futur ne faisait reculer que le temps qu'il reste à vivre ?

 

Certaines personnes ne sont surprises que par la nuit.

 

Les Aztèques croyaient que chaque cycle de 52 ans amenait la fin du monde ; pour que la vie pût se poursuivre, il fallait allumer le Feu Nouveau.

Codex Mendoza (manuscrit aztèque commenté par Kurt Ross)

 

Et pour finir ce mois de mars, cette pensée de mon amie Natalie Clifford Barney :

Certains passent la vie avec un personnage merveilleux qu'ils s'imaginent être eux-mêmes.

 

 

Jean Lenturlu

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